Craquez complètement !
J’ai très longtemps hésité pour vous proposer ce titre. Il y a beaucoup d’ambiances, d’inspirations, de décors, d’émotions et de talent dans l’album du jour : « Crackin’Rubato« .
L’artiste espagnol nous fait en moins de 45 tours vibrer sur sa platine principalement faite de jazz et de dance. J’utilise le terme jazz au sens large, à savoir qu’on peut retrouver du « be bop », du « nu jazz », un saxophone qui sonne très « Chicago » ; univers sombre, alcool et mélancolie riment avec joie et bon vivre. Dans cet album plusieurs visages ; Marcus Miller inspire fortement « Sombrero Loco« , Un tribut pour Charlie Mingus sur fon dub avec « Mungus dub« , un jazz puissant proche de celui de la fin de carrière de Miles Davis dans « Escuadra y Cartabon« . Beaucoup d’influences qui se conjuguent avec parfois une touche électro et dance derrière tout ça.
Un album qui aurait pu faire la bande son de nombreux films américains, avec ce quelque chose de spécial qui réveille nos instincts aventuriers. A l’écoute aujourd’hui « Inner City Trapper » chanson plus calme que le reste de l’album mais qui plante un univers irrésistiblement mystérieux. A découvrir, un café chaud à la main, éclairé par les lumières d’une nuit trop noire, trop longue, attente désespérée d’un évènement qui ne viendra jamais…
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Tout sauf « Fade »
Ambiance Rock, Funk, ou Electro dans cet univers gris et usiné, 2 visages face à face. Et voilà qui tombe bien ! Le morceau que je vous propose est un clin d’oeil à « Visage » et à leur tube des années 1980 » Fade to Grey ».
On enlève le gris ? Alors il reste « Fade » dynamique, pulsatif, créatif et qui ne perd jamais son éclat. Ce titre est certes entraînant mais surtout n’est qu’un aperçu de ce que l’album nous offre. De la vie, de l’originalité et du son maîtrisé à la perfection. Vous trouverez sûrement chez « Geigermeister » l’influence des 80′s mais on y trouve aussi une sonorité proche de groupes actuels tels que Justice ou d’autres morceaux plus Dance.
Il n’y a vraiment aucune raison de se priver d’une pareille qualité, alors en téléchargement libre et gratuit comme d’habitude, voici un album qui ne se fanera pas de si tôt.
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Lumière et chant de rue.
Du rap. Oui, du rap mais qui rend visite à ses ancêtres : Le jazz, la soul et le Hip-hop. Et quelle délicieuse visite.
Le groupe « Artofficial » montre une autre facette du rap, un rap de la rue, des villes enfumées trop éclairées…Le langage des rues sur le fond sonore des saxophones astiqués . Ne serait-ce pas l’accord parfait, coincé dans les airs entre le luxe et le bitume ? Bien que n’étant pas moi-même un passionné de rap, ce groupe a su donner un nouvel éclat à cette musique. Plein d’ambition, d’enthousiasme et d’originalité ils nous montrent que le rap c’est avant tout de la musique qui se vit, qui se sent et qui emporte. Tout près d’un vieux garage, on croirait entendre un vieux groupe des anées 60, mais la voix du chanteur nous plante là, devant, en 2011.
« Big city Bright Light » titre à l’écoute nous emporte. Un ticket, de bus ou de métro, pour s’égarer dans les cris plaintifs de la city… Qui espère sous les lumières trop vives, ce renouveau si bien déclamé
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